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Créé en 1959 par le ministère en charge du tourisme, le concours des Villes et Villages Fleuris trouve ses origines dans les préoccupations hygiénistes des promoteurs du tourisme au XIXème siècle. Rapidement associé à la qualité du cadre de vie, le concours rencontre un vif succès auprès des collectivités qui adhèrent en nombre à la démarche. Pour fêter ce cinquantième anniversaire, le Conseil national des villes et villages fleuris publie un ouvrage sur l'histoire du concours. Une occasion de revenir sur la genèse de cette démarche originale qu'est le fleurissement.
« Gares fleuries » et « villages coquets »
La "culture de la Fleur" dans la sphère publique doit essentiellement son succès au développement des sociétés d'horticulture au XIXème siècle qui valorisent les qualités sanitaires et hygiéniques de la plante.
Un indice de propreté qu'il est relativement aisé de promouvoir auprès des publics ruraux, comme urbains. Cette époque correspond également aux premiers déplacements touristiques à l'échelle nationale et européenne. Les visiteurs, citadins parisiens ou anglo-saxons, traversent le territoire pour se rendre sur leurs lieux de villégiature en utilisant le plus souvent les transports ferroviaires. Un réseau qui malgré son développement rapide n'est pas voué au départ aux déplacements touristiques et n'offre que très rarement les conditions d'hygiène adaptées. C'est dans ce contexte que le Touring Club de France imagine d'instituer un concours pour encourager les chefs de gares et les hôteliers à fleurir leurs infrastructures et à soigner la propreté des lieux.
Fort du succès de cette opération, le Touring Club de France étend la démarche aux communes et organise dès les années 1920 le concours des "Villages Coquets". Ils font rapidement l'objet de circuits touristiques très appréciés.
La naissance de la campagne « Fleurir la France »
Interrompu en 1939, un circuit de « Routes Fleuries » est mis en place par le Touring Club au début des années 1950 en collaboration avec le journal d'horticulture Rustica et l'Association des horticulteurs. Fort de ce succès et de l'engouement de l'Hexagone pour cette campagne de fleurissement, Robert Buron, ministre des Transports, des travaux Publics et du Tourisme met en œuvre un concours national des Villes et Villages Fleuris qui voit le jour en 1959. Dés la première année, 600 communes s'inscrivent au concours. Pour satisfaire le nombre croissant de communes souhaitant participer, les inscriptions sont très rapidement confiées aux préfectures qui établissent un palmarès départemental. Une première présélection, affinée par le Délégué Régional au Tourisme sert de base pour l'attribution du label par le ministère. Cette organisation pyramidale inscrit le concours dans une logique institutionnelle qui garantit son fonctionnement dans tous les départements.